Je voudrais vous dire que j'aimerais que vous restiez avec moi.

Je voudrais vous dire que j'aimerais que vous restiez avec moi.


C'est stupide, mais je vois des signes partout.
Si cette voiture me laisse passer, elle s'en sortira,
si j'arrive à ne pas manger, elle n'aura pas mal,
si je gravis cette paroi avec seulement le fond de plaque,
sa fille ne sera pas orpheline. J'aimerais y croire,
moi-même, j'aimerais, à défaut de pouvoir l'aider,
pouvoir lui dire, encore une fois, tout ce que je luis dois.
J'aimerais ne pas avoir cette horrible cupalbilité d'être inutile,
impuissante. J'aimerais tellement, aussi, être sa place.
Prendre son mal et ne pas souffrir, puisque j'ai appris à le faire.

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# Enviado el domingo 13 de diciembre de 2009 09:19

#8. Et un jour, tout va bien.

#8. Et un jour, tout va bien.


Bah, voilà. Je vais bien, tout va bien. Je suis con, quand même ! C'est fou ça, c'était pas compliqué, attendre, laisser un peu d'oxygène, si !? Euh, oui, si, remarque... Enfin, ça, c'est fait. Back. On ne s'extasie pas, on ne pense à rien, ni au futur ni au passé, on est là, c'est déjà bien. Mais ARRETE de sourire, on sait que t'es heureuse, que tu as les idées au clair, que tu n'es plus dépendant et cetera. Respire, tout va bien. Ou presque. Ah lala, putain quoi. Même plus accro du portable ou quoi que ce soit, redescendue les pieds sur Terre, la fille. Article bien peu poétique, rien à faire, je vais bien. Une porte s'est fermée et il est réapparu par une autre.

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# Enviado el jueves 10 de diciembre de 2009 14:05

#7. Tout reprendre depuis le début et s'y tenir.

Bon. On va pas se battre, hein. On en parle plus, on fait comme si de rien n'était, tu ne veux pas parler, n'en parlons pas. Apprenons-donc à passer de bons moments, comme ceux-là, je me prends la honte, tu rigoles, on discute, tu pars, je ne te suis pas. Il suffit qu'on arrête de me parler de tout ça et ça finira par s'arrêter, à la fin. Je vais arrêter de rêver pour bel et bien fermer cette porte étanche que toi seul peut ouvrir, jusqu'à l'oublier, ou me dire qu'elle se fond bien dans le décor, comme ça. Je vais faire un travail sur moi pour arrêter de me poser des questions et d'être compliquée comme ça, je ne vais plus calculer tout en fonction de... Je vais vivre, vraiment, avec toi dans un coin, de temps en temps et peut-être plus fréquemment, mais sans en faire une priorité. C'était bien, ce soir, léger. Je vais aussi enlever ces fichues étoiles de mes yeux, et faire ce que j'essaye depuis le début. Trouver la juste distance, la juste mesure. Pas d'excès, ça t'énèrve. 'A je-sais-pas-quand', et merci d'essayer, quand c'est juste toi & moi, sans chercher à comprendre, ça fonctionne très bien :)

*

OH MON DiEU, elle était là, devant moi. Au moins, j'ai pu, j'ai su lui dire. Je n'ai aucun regret, aucun remord, et c'est déjà énorme. Comme quoi il ne sert à rien de se préparer, les mots simples sont toujours les mieux. C'est dur, de voir quelqu'un comme ça, qui nous fait tellement de bien, que l'on admire tant. Je donnerais tout pour être elle. Pas comme elle, pas pour le succès etc, juste être elle, Anna Gavalda, simple, adorable, belle, élégante, et faire autant de bien. C'est dur de revenir à soi, de se regarder à côté d'elle. Est-ce que ça s'apprend, écrire, est-ce qu'il faut étudier pour, être prof de Français pour y arriver ? Il faut se résigner, comme toujours, c'est elle et pas moi, l'imitation est impossible, la lire est trop agréable pour pouvoir y arriver aussi bien. Ah mon Dieu, quelle femme.

#7. Tout reprendre depuis le début et s'y tenir.
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# Enviado el viernes 27 de noviembre de 2009 20:23

Modificado el sábado 28 de noviembre de 2009 07:14

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Pardonne - moi.

Savoir que tu lis en moi, que ton regard dans le mien comprend ma peine, tout cela m'effraie. J'ai besoin de me protéger, et toi aussi. Un jour je partirai, et même si ce jour - là tu auras mal, très mal, il faudra cesser de vouloir m'aider. Quelqu'un d'autre devrait prendre ta relève, plusieurs personnes peut-être. Laisse - moi le temps de les trouver, laisse - leur le temps de me voir, et je pourrais de nouveau te regarder en face. Ne plus te tourner le dos, ne plus te refuser toute la tendresse que j'attends des autres et te montrer que Oui, je vais bien, j'ai confiance. Je ne veux pas de ta pitié, j'apprends à supporter la douleur, petit à petit.

Je suis toujours ta petite fille.



# Enviado el miércoles 18 de noviembre de 2009 12:02