Bon. On va pas se battre, hein. On en parle plus, on fait comme si de rien n'était, tu ne veux pas parler, n'en parlons pas. Apprenons-donc à passer de bons moments, comme ceux-là, je me prends la honte, tu rigoles, on discute, tu pars, je ne te suis pas. Il suffit qu'on arrête de me parler de tout ça et ça finira par s'arrêter, à la fin. Je vais arrêter de rêver pour bel et bien fermer cette porte étanche que toi seul peut ouvrir, jusqu'à l'oublier, ou me dire qu'elle se fond bien dans le décor, comme ça. Je vais faire un travail sur moi pour arrêter de me poser des questions et d'être compliquée comme ça, je ne vais plus calculer tout en fonction de... Je vais vivre, vraiment, avec toi dans un coin, de temps en temps et peut-être plus fréquemment, mais sans en faire une priorité. C'était bien, ce soir, léger. Je vais aussi enlever ces fichues étoiles de mes yeux, et faire ce que j'essaye depuis le début. Trouver la juste distance, la juste mesure. Pas d'excès, ça t'énèrve. 'A je-sais-pas-quand', et merci d'essayer, quand c'est juste toi & moi, sans chercher à comprendre, ça fonctionne très bien :)
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OH MON DiEU, elle était là, devant moi. Au moins, j'ai pu, j'ai su lui dire. Je n'ai aucun regret, aucun remord, et c'est déjà énorme. Comme quoi il ne sert à rien de se préparer, les mots simples sont toujours les mieux. C'est dur, de voir quelqu'un comme ça, qui nous fait tellement de bien, que l'on admire tant. Je donnerais tout pour être elle. Pas comme elle, pas pour le succès etc, juste être elle, Anna Gavalda, simple, adorable, belle, élégante, et faire autant de bien. C'est dur de revenir à soi, de se regarder à côté d'elle. Est-ce que ça s'apprend, écrire, est-ce qu'il faut étudier pour, être prof de Français pour y arriver ? Il faut se résigner, comme toujours, c'est elle et pas moi, l'imitation est impossible, la lire est trop agréable pour pouvoir y arriver aussi bien. Ah mon Dieu, quelle femme.